Découvrez dans cette catégorie des articles étonnants sur le cinéma

le court-metrage Monsieur hublot sera diffusé à l'atelier numérique le 21 décembre 2014

Projection de courts-métrages indépendants : Une soirée avec Ari Pictures


Le Mois du Cinéma est de retour à Versailles du 2 décembre 2014 ou 10 janvier 2015 pour une série d’événements à la gloire du 7e art indépendant. Le dimanche 21 décembre à 20h30, une soirée de projections de courts-métrages est organisée par la société Ari Pictures dans le cadre du jour le plus court, événement populaire national.  Les réjouissances prendront place dans l’enceinte du très contemporain Atelier numérique de Versailles, et réserveront leur lot de surprises et anecdotes croustillantes.

Le jour le plus court, quand le solstice d’hiver tend sa toile

Les courts-métrages ? On en parle beaucoup, mais on en voit peu. Ce format cinématographique a longtemps été délaissé par la profession, car impossible à rentabiliser. Pourtant, nombreux sont les cinéastes d’aujourd’hui qui reviennent à ce format de poche, loin d’être moins gratifiant que le long-métrage. Les grands noms possèdent d’ailleurs leurs petites collections de courts, souvent très peu diffusés et réservés à un public restreint. Le Centre National de la Cinématographie a décidé de mettre ce format fascinant sous le feu des projecteurs dès 2011, en créant le Jour le plus court, la fête du court-métrage. Partout en France, et dans des lieux parfois insolites, les organisateurs s’activent pour rendre cette soirée inoubliable, placée sous le signe de la découverte. Pour le symbole, c’est le jour du solstice d’hiver qui a été choisi.

Ari Pictures : La sélection

En partenariat avec l’Atelier numérique de Versailles, la société de production audiovisuelle Ari Pictures prend, pour la seconde année consécutive, les commandes d’une soirée de projections de courts-métrages originaux et éclectiques. Au cœur de la problématique, Ari Pictures a d’ailleurs produit son premier court-métrage en 2012, diffusé au cinéma le Cyrano de Versailles. L’équipe s’est évertuée de mettre à l’honneur toutes les formes de cinéma indépendant, en sélectionnant des courts-métrages français et étrangers ainsi que des films d’animation. Chaque projection sera suivie de discussions et débats et ponctuée d’anecdotes inédites de tournage et de production. Sébastien Baudier et Arthur Choupin, les créateurs d’Ari, ne manqueront pas de stimuler les esprits en proposant des coups de cœur et trouvailles inédites. Une soirée que curieux et amateurs ne pourront pas se permettre de rater.

Alexia André

Infos pratiques :

Le Mois du Cinéma à Versailles :

Exposition/Ateliers/Conférences/Projections

Du 2 décembre 2014 au 10 janvier 2015

Le jour le plus court :

20h30 à l’Atelier numérique, 8 rue Saint Simon, 78 000 Versailles

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Réservation conseillée : 01 39 24 19 85 ou atelier.numerique@versailles.fr

article sur le jargon du cinéma écrit par Alexia André pour le journal d'ARI

Petit Jargon du cinéma pour épater son entourage


Inutile de jouer à l’érudit en affirmant que non, vous ne vous êtes absolument jamais inventé des connaissances techniques dans telle ou telle situation. À titre d’exemple, plongeons-nous dans une situation qui, je suis sûre, va vous sembler familière…

Petite parenthèse musicale : Pour plus de réalisme, immergez-vous dans la scène en écoutant promptement « Patricia » de Pérez Prado, musique qui pourrait très bien être diffusée en fond sonore de la scène suivante :

Vous êtes accoudé à un bar, un verre de Tequila Sunrise dans une main, une olive à la grecque dans l’autre. La soirée entre amis se passe au mieux et la discussion s’attarde sur le dernier film de Bertrand Tarantino. Très sûr de vous, vous commentez une scène en essayant d’employer un vocabulaire cinématographique précis. Les mots sortent comme par magie de votre bouche. Vous êtes conscient de raconter n’importe quoi, mais en théorie, personne ne s’en rendra compte.

À la fin de votre tirade, un de vos amis, celui qui mange toutes les olives et vous agace un peu, vous répond « c’est vrai que cette scène est impressionnante, mais qu’as-tu pensé du “jump cut” ? Moi je ne l’ai pas trouvé très légitime à ce moment précis de l’action ».

Tous vos amis se tournent alors vers vous. Vous commencez à transpirer, vous levez les yeux vers le ciel, les plissez en feignant la réflexion. À ce moment précis, vous auriez préféré être perdu dans la cordillère des Andes, la nuit, affamé, plutôt que d’être dans ce bar. Vous vous raclez la gorge et répliquez :

« Certes, ce “jump cut” n’était pas si audacieux que ça, je te l’accorde, mais ça ne m’a pas choqué plus que ça ». Ouf, vous avez raconté n’importe quoi et ça a marché !

Pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise ou tourne au vinaigre, voici une courte liste de vocabulaire cinématographique que vous avez peut-être déjà entendu sans jamais en saisir le sens :

  • Un Jump cut est une figure de style temporelle en montage, une ellipse qui coupe une action en deux (filmé dans le même axe, c’est-à-dire sans avoir bougé la caméra vous voyez ?) et laisse travailler l’imaginaire du spectateur pour la reconstituer.
  • Un ours est un grand mammifère plantigrade, mais c’est aussi un premier montage audiovisuel d’un film, un bout à bout.
  • Le final cut est le montage définitif d’un film, et aussi un programme de montage professionnel.
  • Un plan italien cadre le personnage juste sous les genoux, alors qu’un plan américain le cadre à mi-cuisse. En résumé, on passe d’un continent à un autre en seulement quelques centimètres.
  • Les rushes sont l’ensemble des prises tournées.
  • Un story-board ou scénarimage est une bande dessinée du scénario.
  • Un travelling optique est un zoom, mais c’est toujours plus impressionnant de donner le terme technique…
  • Le terme PG est souvent employé à la fin des bandes-annonces américaines et signifie « parental guidance strongly suggested » , c’est-à-dire que le film contient des scènes qui pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes. Tendez l’oreille et vous entendrez souvent « PG-13 » qui signifie « déconseillé au moins de 13 ans ».
  • Un climax est la scène finale d’un film quand tout se résout pour le personnage principal, et nous laisse sur un joli travelling ascendant final de clôture.
  • Un travelling c’est un déplacement de la caméra sur un rail, ce qui donne une image qui semble se promener dans le décor.

Cette liste non exhaustive devrait vous donner quelques pistes pour épater vos proches, mais attention, la meilleure façon de comprendre un mot de vocabulaire c’est de demander sa signification lorsque quelqu’un l’emploie autour de vous, tout simplement…

Alexia André

ARI Pictures et Alexia André décortiquent dans le journal d''ARI la bande-annonce

Bande-annonce : l’art marketing du « titillage » de cerveau


BANDE-ANNONCE : L’ART MARKETING DU « TITILLAGE » DE CERVEAU

La bande-annonce est l’outil de communication indispensable à toute grosse production qui se respecte. Son coût de fabrication et de diffusion dépasse parfois l’entendement. Simple film publicitaire ? Flou artistique plutôt poétique ? Les deux ?

Une bande-annonce dure en moyenne 1 min 45 s et est composée d’extraits du film fixés les uns aux autres. Ils peuvent être liés entre eux par une voix off ou par des répliques d’acteurs qui font sens.

Bande-annonce ? Trailer ? Teaser ? Extrait ? Plusieurs termes spécifiques sont à ne pas confondre. Le mot trailer est la traduction anglaise de la bande-annonce, mais le teaser est tout autre. Dans le but de créer un premier buzz, il est une pré-bande-annonce, très courte et peu explicite. Au travers de quelques images énigmatiques, il titille le spectateur et le prépare ainsi à la perfection à la diffusion officielle et plus informative de la bande-annonce.

L’extrait quant à lui peut être à la fois teaser ou trailer. À la différence d’une bande-annonce classique composée de plusieurs extraits rapides, il ne présente qu’un bref moment du film, le plus parlant et intriguant possible. Le travail de montage n’en est que plus rapide.

Parmi la flopée de bandes-annonces qui sortent toutes les semaines, certaines sont devenues aussi célèbres que leurs films. En 1960, Alfred Hitchcock réalise la bande-annonce la plus cocasse et ingénieuse de tous les temps, avec son film Psychose. Le réalisateur nous accueille en effet très naturellement sur les lieux du tournage du film et nous présente les scènes de crime à la façon d’un guide touristique. Comme à son habitude, ce maître de l’épouvante est aussi le roi de l’imprévisible.

En seulement 1 min 45 s, refléter l’univers d’un film, son intrigue, sa performance d’acteurs peut s’avérer être un véritable casse-tête.

 Un extrait, bien placé et bien choisi, peut faire bien plus d’effet qu’une bande-annonce tarabiscotée. Ces fameuses bandes-annonces sont organisées à la façon d’un puzzle d’images. Le son, la vitesse, tout est exacerbé. C’est un peu comme regarder Avatar la tête à l’envers, avec un masque de plongée sur la tête et les basses des Sex Pistols collées à l’oreille.

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises bandes-annonces, il n’y a que des bandes-annonces moyennes ou excellentes. Moyennes, lorsque le film est mauvais, car elles ont l’avantage de regrouper les quelques meilleures images du film et l’on peut considérer que le monteur a réalisé un exploit. Excellentes dès lors qu’elles nous donnent envie de voir le film, ni plus, ni moins.

Imaginons un instant que vous soyez de ceux qui adorent arriver au cinéma un quart d’heure avant la séance pour ne surtout pas rater les bandes-annonces. Après la traditionnelle publicité m&m’s suivie d’un spot Oasis, vous avez envie de retourner au comptoir à friandises pour tout dévorer et vous vous dites que ces marques ont bien fait leur travail de manipulation. Très peu pour vous, un paquet de petits écoliers tout écrasé qui traîne au fond de votre sac suivi en dessert d’un Ricola citron-mélisse suffiront largement. En voyant vos pauvres voisins avec leur pop-corn mini format à 6€50, vous êtes d’ailleurs plutôt fier de ne pas avoir cédé à la tentation.

Tout à coup, la lumière s’éteint laissant place à l’écran qui s’illumine. Avec lui apparaissent les premières lettres d’un logo de société de production tellement bien fait que vous le confondez avec le film lui-même.

Premier coup de tambour épique, vos poils se hérissent, vous vous croyez aux côtés de Tom Hanks sur les plages du débarquement, puis poursuivis par un sniper en hélicoptère. La seconde suivante, vous êtes sur le dos d’un dragon qui lui-même est posé sur le sommet de l’Empire State Building. Les images défilent à une vitesse ahurissante, comme ponctuées par la musique.

L’acteur a le charisme d’un dieu au travers de cette bande-annonce. Vous savez pourtant au fond de vous qu’il a la même tête que vous au réveil.

Après cette montée d’adrénaline, vous en voulez encore !

Au même titre que pour le film, le choix de la musique de la bande-annonce est primordial. Véritable chef d’orchestre de l’image, il n’y a pas de bande-annonce qui tienne sans une musique prenante et héroïque à souhait. Le plus souvent, il s’agit d’une musique orchestrale à chorale, pour plus d’impact chevaleresque. Ce style est le plus couramment utilisé pour les blockbusters hollywoodiens, mais de façon plus globale, les musiques de trailer sont très rythmées et la puissance augmente progressivement jusqu’à atteindre une explosion musicale, souvent de pair avec l’explosion de l’action. Certaines compositions sont grossières et répétitives, d’autres intéressantes et subtilement choisies.

La plupart des productions utilisent des compositions de leur film pour illustrer musicalement leur bande-annonce, mais encore une fois, les exceptions hollywoodiennes peuvent se permettre de payer des compositeurs spéciaux, comme Audiomachine ou X-Ray dog. Ce sont avant tout des compositeurs de musiques du genre épique, dites musiques à frissons. Très peu connus du grand public, ces artistes sont passés maîtres dans l’art des bandes-annonces.

Certaines mélodies sont d’ailleurs tellement efficaces que plusieurs films utilisent les mêmes dans leurs trailers.

Parmi les films récents, voici trois musiques de bandes-annonces illustrant à la perfection ces propos:

http://www.youtube.com/watch?v=oZUUxrSzrAo

Musique composée spécialement pour la bande-annonce du dernier film de Peter Jackson, The Hobbit.

http://www.youtube.com/watch?v=FVb1MP-z4H4

The Hit House, composée par Basalt pour la bande-annonce du film Iron Man 3

http://www.youtube.com/watch?v=detFFxqaPvs

Cette dernière, célèbre à nos oreilles, est souvent reprise, particulièrement épique et harmonieuse.

Les bandes-annonces, quelles qu’elles soient, sont un avant-goût de ce qui nous attend dans les salles. Au travers d’extraits bien choisis, d’images époustouflantes et d’acteurs au sommet de leur charisme, elles nous transportent dans un univers en quelques secondes pour nous en faire ressortir aussi vite. Ce concentré d’émotions n’a qu’un seul but : nous voir transformer ces 1 min 45 s d’extraits en 1 heure 45 de film, le billet en plus !

Difficile pourtant de se faire une idée en si peu de temps. Le décor est posé, l’ambiance aussi, reste à compter sur l’honnêteté du producteur, reste à croiser les doigts pour que le film soit à la hauteur des images amorcées.

Quoi qu’il arrive, mieux se porte celui qui affûte son sens critique en allant voir un mauvais film que celui qui ne va rien voir du tout…

À bon entendeur !

Alexia André

la France vue par Hollywood c'est le nouvel article d'Alexia André pour ARI Pictures.

La France vue par le cinéma Hollywoodien


LA FRANCE VUE PAR LE CINEMA HOLLYWOODIEN

C’est en regardant pour la énième fois le film The Bourne Ultimatum de Paul Greengrass (Herbeverte en français…) que m’est venue l’idée de ce sujet, cher à mon cœur de patriote. Effectivement, deux des scènes du début du film se passent à Paris.

Bande-originale du film The Bourne Ultimatum, célèbre mélodie composée par John Powell :

http://www.youtube.com/watch?v=wsSJAuHDh3w&list=PLD5FAC4E97329692B

Paris, capitale des lumières, de la mode, rond-point économique européen et mondial. Ses briquettes bistrées, ses avenues interminables qui semblent toutes mener au même endroit, son métro empuanti, ses bistrots à l’ancienne aux clients rubiconds (certains authentiques, d’autres authentiquement touristiques…). Ce Paris-là a toujours fière allure au travers des yeux d’un réalisateur hollywoodien, trop habitué à ses studios en carton-pâte. En caricaturant la caricature, le cinéma américain nous offre deux principales versions de ce Paris :

  • Cas d’étude n°1 : l’image est presque toujours sépia, comme si la ville baignait dans une lumière jaunie de carte postale. Les français n’ont pas encore l’air sortis de la Belle Epoque. En fond sonore, « La vie en rose » d’Edith Piaf, voire même Thomas Dutronc si le réalisateur est plus « actuel ». C’est une véritable rétrospective que nous font revivre ces réalisateurs, à croire que le France est restée en 1930 et que les Etats-Unis sont eux bel et bien en 2013. Vous avez sûrement déjà noté que, lors de catastrophe planétaire cinématographique, les américains sont toujours les libérateurs et Paris est toujours la première à partir en poussière. Partant du principe que l’on roule encore en charrette comme ils semblent le croire, cela n’a finalement rien de surprenant.
  • Cas d’étude n°2 : Paris apparaît comme une ville Européenne lambda. Seul détail permettant de la différencier de Londres ou Berlin : un plan panoramique de la Tour Eiffel. Grouillante de monde, fumante, grise, pleine de voitures…Voilà une vision qui se rapproche déjà un peu plus de la réalité. Pourtant, un détail troublant vient nous titiller : les parisiens semblent tous rouler en voiture française. On se croirait presque à l’espace français du Mondial de l’automobile. Voilà encore quelque chose qui nous fait passer pour un pays peu ouvert. Je tiens quand même à rétablir la vérité quitte à choquer : selon un sondage très sérieux, seuls 52.30% des français roulent en voitures françaises.

Globalement et grossièrement, dès qu’une scène est tournée à Paris, il y a des pigeons.  Les hommes et femmes sont toujours élégants, habillés en manteaux beiges l’hiver et en chemisiers en flanelle l’été. Paris ne semble-t-elle pas hors du temps ? Tout se passe entre l’avenue Montaigne et la place Vendôme, entre la butte Montmartre et la rue Cambon, toujours.

Découvrez chaque semaine dans le journal d'ARI Pictures, de nouveaux articles

Le diable s’habille en Prada, dresse un portrait très élogieux de la ville de Paris.

Sur la photo ci-dessous tirée du film Inception, le serveur est statique, mains dans le dos, blouse blanche immaculée et cravate parfaitement nouée. Là encore, deux hypothèses :

1) Ce Monsieur sort tout juste de l’école hôtelière

2) Christopher Nolan caricature un chouia le service à la française

Le journal d'ARI Pictures vous propose un panel d'articles traitant de près ou de loin au cinéma

Leonardo Dicaprio forme la jeune étudiante Parisienne Ellen Page au métier « d’architecte ».

Dès que l’on s’éloigne de Paris, la transition est violente ! Le reste de la France est rural. Tout le monde vit dans des maisons en pierre et se chauffe au bois. A l’écran, les petits villages français sont souvent de jolis bourgs médiévaux, bucoliques et chaleureux. À croire que le réalisateur a tiré au sort parmi les Plus Beaux Villages de France.

la société de production audiovisuelle ARI Pictures vous présente le journal d'ARI

Notre cher Tom, dans Catch me if you can de Steven Spielberg.

Les grands studios hollywoodiens sont en général loin, très loin de la réalité. Mais ne serait-ce pas une volonté de leur part ? Au même titre que les brochures touristiques les plus efficaces, le cinéma vend une image et une identité, donc inévitablement une caricature.

Dans le film The Bourne Ultimatum évoqué précédemment, la scène se déroule devant la gare du Nord et reflète bel et bien la réalité parisienne. Comme toutes les villes européennes, Paris possède de très beaux quartiers et d’autres moins mis en valeur. Une bonne surprise donc pour cet épisode de la saga Jason Bourne. Dans le film précédent, seuls les principaux lieux touristiques de Paris intervenaient dans le récit. Un grand merci à l’auteur de la saga Robert Ludlum, qui pour une fois, a choisi un décor parisien qui a plus en commun avec le Paris de tous les jours qu’avec le Paris des catalogues.

La France d’Amélie Poulain a d’ailleurs provoqué de grosses conséquences touristiques. Les américains et les japonais sont fascinés par ce Paris de fiction et veulent absolument venir se faire un bisou sur le pont des amoureux. Seulement voilà, en théorie c’est féérique mais en pratique, tous ces mensonges provoquent ce qu’on appelle le mal de Paris. Les touristes, confrontés à la réalité de la ville, entre saleté, désordre, et vols dans les transports en commun, tombent alors dans un étrange état de dépression touristique.

Via Hollywood, notre patrimoine historique, culturel et architectural est particulièrement glorifié, mais le septième art reste le septième art et une fiction reste une fiction. Ne pas soi-même prendre conscience de la limite entre cinéma et réalité peut avoir des conséquences bien plus graves que celles énoncées ci-dessus.

Le cinéma est là pour nous faire évader du monde réel le temps d’une séance, mais attention à ne pas monter trop haut, la chute pourrait être rude !  Je me permets pour finir de signaler à certains citoyens du « Nouveau-Monde » qui en douteraient encore : en France, la monarchie est abolie depuis le 22 septembre 1792.

Alexia André

La trilogie the dark knight incarne une nouvelle génération de blockbusters

Le made in Hollywood – les blockbusters


 

PETITE ETUDE PSYCHOPATHOLOGIQUE SUR LE SUCCÈS DES BLOCKBUSTERS…

Pas besoin de lire Télérama pour constater qu’il existe une dualité ubiquiste et vieille comme le monde entre les films « grands publics » ou « blockbusters » et les films dits « d’auteurs ». D’un côté, les films à gros budgets, produits avec des sommes astronomiques, sommes qui nous permettraient soit dit en passant de nous offrir un petit aller-retour Terre/Lune, juste comme ça.

Inception réalisé par Cristopher Nolan.

Inception de Cristophe Nolan incarne une nouvelle génération de blockbusters.

À l’affiche de ces grosses productions, on retrouve des têtes d’affiche telles que Brad Willis, Bruce Pitt ou encore Julia Diaz et Cameron Roberts. Action, comédie romantique, science-fiction sur fond de fin du monde… Entre aventures chevaleresques, cheveux au vent, couchers de soleil et autres explosions en « slow motion », impossible de passer à côté de la franchise Hollywood !

À côté, il faut bien avouer que le cinéma d’auteur est nettement moins glamour en dévoilant toutes les facettes de l’être humain, même les plus sombres. Ce cinéma propose une réflexion profonde sur l’humanité à la suite de laquelle le héros choisit d’ailleurs parfois le côté obscur de la force, chose que ne fait que très rarement le héros de blockbusters.

La consommation de blockbusters ? Certains d’entre nous ne l’assument pas… Pourtant, ils ont l’extraordinaire faculté de nous noyer sous un flot de rêveries, action, et perfection qui nous laissent imaginer, pendant un bref instant, que cette vie derrière l’écran pourrait être la nôtre. Notre quotidien un peu morose parfois, semble bien loin et bien petit face à celui d’un héros au physique herculéen débarrassant la planète de robots zombies mutants d’une seule main en tenant sa bien-aimée dans l’autre. A cette raison s’ajoute notre non-envie de nous prendre la tête après une longue journée de boulot, mais plutôt celle de mettre nos neurones hyperactifs en pause le temps d’un blockbuster et d’un paquet maxi format de pop-corn.

La colline à blockbusters

Hollywood produit en moyenne plus de 6oo films par an.

Saviez-vous que le cinéma hollywoodien possède lui aussi ses studios indépendants à petits budgets ? La filiale Miramax Films par exemple, est née d’une volonté de faire naître des projets de scénario considérés comme non rentables par les grands majors hollywoodiens ? Pulp Fiction ou encore le Patient Anglais sont d’ailleurs issus de ces productions.

En France, nous sommes aussi victimes de films à gros budgets et le résultat n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous. Face à la polémique du salaire des acteurs, Le Figaro nous a d’ailleurs appris récemment que certains acteurs français touchaient bien plus que certains grands acteurs internationaux. François-Xavier Demaison par exemple, toucherait plus que Benicio Del Toro pour ses films et Marilou Berry plus que Joaquin Phoenix. Nous n’avons donc plus trop de quoi critiquer Hollywood sur ce point.

En conclusion, si vous êtes plutôt du genre à regarder la pluie tomber par la fenêtre en buvant une tisane à la verveine, pensez à vous détendre devant un bon blockbuster, les histoires se finissent toujours bien !

Alexia André